Je souhaite vous présenetr ici la Steel Bagelsport Nautilus, que vous me permettrez d’appeler Pateksport pour plus de simplicité. Il s’agit d’un hommage chinois à la Patek Philippe Nautilus. Celle-ci naît en 1976, et c’est un choc ! Imaginez plutôt : une montre de luxe, sinon de grand luxe, en vulgaire acier ! Pas en or, pas sertie de diamants ou d’autres pierres précieuses, non, en simple acier ! Et pas du tout une montre la plus plate possible, comme le voulaient les conventions de l’époque, mais une montre franchement imposante, épaisse et aux formes non conventionnelles !

Et c’est la (très) vénérable manufacture Patek Philippe qui ose ce pari un peu fou dans le segment du luxe. Pourtant, comme le confirme aujourd’hui Philippe Stern, président de Patek Philippe, la démarche avait été mûrement réfléchie :

Les responsables de l’époque avaient compris que nos sociétés allaient au-devant de grands changements. On voyait apparaître un nouveau type de clientèle aisée tout aussi active dans son travail que dans ses loisirs. Des « battants » qui tenaient le gouvernail sur leurs voiliers, faisaient du « skeleton » sur les canaux gelés ou joggaient le matin à six heures dans Central Park pour garder la forme.

La Patek Nautilus, c’est donc la montre des happy fews branchés et nouveaux riches, qui font leur jogging à Central Park à 6h du mat’, passent la journée au bureau à la tête d’un cabinet d’avocats ou d’une agence de com’, passent leurs soirées sur Broadway et le weekend au golf ou sur leur yatch. « Elle se marie aussi bien avec une combinaison de plongée qu’avec un smoking », comme le dira la publicité de l’époque.

C’est le chef d’oeuvre de Gérald Genta ! Mieux que l’Ingénieur, la Royal Oak, la Constellation et tant d’autres, à mon humble avis. La quintessence, l’archétype, l’incarnation de l’esprit so 70s que j’adore tant. La Nautilus réinventait alors la géométrie grâce à sa lunette ni ronde ni carrée, mais octogonale, avec des angles adoucis. Elle frappait le regard par ses deux charnières à gauche et à droite du boîtier, que certains décrivaient comme des « oreilles ». Sans oublier sa taille imposante – 42 mm de largeur (charnières incluses), 7,60 mm d’épaisseur – qui dépassait largement les dimensions jugées modernes et élégantes à l’époque.

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Et qu’on retrouve dans quelques autres montres qui sont toujours au catalogue et qui sont marquées par leur époque, ou encore quelques rééditions, chez Tudor ou Longines par exemple. Si je poursuis l’histoire de la Nautilus telle que décrite par montres-de-luxe.com, on peut lire :

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Pourtant, derrière ce design surprenant, derrière chacun de ses détails, se cachait une réflexion très aboutie au niveau fonctionnel. Le boîtier ne comportait pas trois parties (fond, carrure, lunette), comme c’est encore le cas sur la plupart des montres aujourd’hui. Il était construit en deux pièces.

La partie fond-carrure monocoque en acier, taillée dans la masse, ne comportait qu’un seul perçage pour la tige de remontoir ; la lunette était fixée et comprimée sur les deux charnières du boîtier grâce à quatre vis de serrage –une construction qui rappelle les hublots des anciens transatlantiques, avec leur système de charnière et de verrouillage à vis serrant hermétiquement les joints sur le cadre d’acier.

Résultat : la Nautilus était étanche jusqu’à 120 mètres de profondeur, ce qui représentait alors un véritable exploit pour une montre de sport produite en série. Le possesseur d’une Nautilus avait ainsi la certitude que sa montre serait une complice parfaitement fiable même dans des conditions extrêmes.

Bon. Pour ma part je vais rester bien plus modeste que cette montre qui s’échange entre 10 et 25 000 €, et par conséquent me contenter d’une simple Steel Bagelsport Nautilus, une Pateksport. Elle est certes plus modeste, à un prix qui n’a strictement rien de comparable (comptez… 75€), et pourtant, elle me plait. Mieux : elle m’enthousiasme.

C’est bien simple, depuis que je l’ai, je suis

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Je l’ai choisie en cadran silver, parce que je ne voulais pas totalement coller au modèle d’origine, et puis parce que je la trouvais sympa. Je ne sais même pas si la version originale existe avec un tel cadran. Je trouve qu’en silver elle fait très

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Rien à redire sur la qualité. Mme Chang a fait de l’excellent travail. Le cadran est nickel, le boitier aussi, rien à noter de spécial sur la finition, ni poussière, ni index tordave, ni tache d’huile (ou d’autre chose, ça ne me regarde pas). Encore bravo à Mme Chang, elle est vraiment toujours aussi pro.

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Mme Chang, devant son poste de travail.

Les spécificités de cette tocante ont été listées par Reno dans sa revue, je les reprends donc ici :

Détails de l’article
Type de l’article: Montres-bracelets
Type de matériel de fenêtre de cadran: Hardlex
Type de matériel de cadran: Acier inoxydable
Mouvement: Ventilation automatique
Diamètre du cadran: 4 cm
Largeur de la bande: 15-20mm
Type de fermoir: buckle
Matériel des boîtes et mallettes: Bois
Sexe: Hommes
Style: Luxueux
Condition: Nouveau avec les étiquettes
Candran d’affichage: Analogique
Caractéristique: Date automatique,Résistant à l’eau,Calendrier complet
Forme de mallettes: Cercle
Type de matériel pour bande de couleur: Acier inoxydable
Longueur de la bande: 20 cm
Nom de la marque: Autre

Quand je regarde cette tocante, je me dis : quand même y sont forts ces Chinois

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Bon, je sens bien que vous n’avez rien à cirer de ces considérations, alors sans plus attendre un petit set, basé sur l’esprit seventies….

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Comme vous pourrez le constater, le fond est quasi identique à celui de la Patek Nautilus :

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ImagePatek Philippe Nautilus 5711/1A-010 04 by Bidle Lt, sur Flickr

(la Patek, c’est la deuxième, hein)

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La Pateksport c’est

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et

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