Je voudrais vous parler aujourd’hui d’une montre qui détonne par rapport au reste de ma collection. Non parce qu’il s’agit d’une plongeuse, j’en ai d’autres (parmi elles, ma préférence va nettement à une autre Seiko que celle dont il sera question dans ce billet, la Sumo SBDC005 dite « Sumor », la Sumo orange), non parce qu’il s’agit d’une montre de taille modeste, presque féminine, mais parce qu’elle m’a été offerte à l’occasion d’un concours fort sympathique organisé par le non moins sympathique forum « Montres pour tous« .

Ce concours consistait en la rédaction d’une revue sur la montre dont on a toujours rêvé, et suite à un vote des membres, la revue de la Speedmaster « Schumacher red scuderia » s’est détaché. Que celles et ceux qui ont voté pour moi soient une nouvelle fois cordialement remerciés.

_MG_5820.jpg La Seiko SKX023 fait partie de la célebrissime famille des SKX, qui regroupe une partie non négligeable des plongeuses de Seiko, disons les plongeuses d’entrée de gamme. Parmi les SKX, la 023 se distingue par plusieurs aspects. C’est une montre automatique masculine mais de petite taille, au boitier en acier, au cadran analogique noir, protégé par du verre hardlex. Elle est entrainée par le réputé et fiable mouvement 7S26, automatique, qui ne peut pas être remonté à la main ni ne dispose de stop seconde. La réserve de marche est de 43 heures environ.

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Comme Seiko est (avec Casio) l’emblème de l’horlogerie du Soleil levant, comme les montres de plongée sont en quelque sorte l’emblème de Seiko, comme, en conséquence, tout dans  cette montre porte les traces de son ADN asiatique, comme elle respire le sushi par toutes ses pores, je vous propose quelques photographies illustratives en lien avec sa terre d’origine, le Japon, du moins le Japon tel que je l’aime, celui des manga. Ces photos sont comme autant de clins d’oeil à la mère patrie de cette SKX !

J’espère que vous aurez reconnu parmi les figurines, bon, déjà, c’est certainement le plus facile, le Grand Cornu, alias Goldorak, ou plus exactement UFO Robot Grendizer. Ensuite, il y a Juliette, la concièrge de Juliette je t’aime (Kyoko Otonashi de Maison Ikkoku). Enfin, la fille qui se pose dans le bras du garçon, c’est Sheeta, et le garçon Pazu, du Chateau dans le ciel (Tenkū no shiro Rapyuta), à mes yeux le meilleur et le plus féerique et poétique film de Miyazaki.

Le boitier

Le boitier de la SKX023 mesure approximativement 37mm, sans la couronne, et est étanche à 10 ATM. La couronne est vissée, et est située à 3 heures. La lunette en acier, avec l’affichage, classique pour une plongeuse, des minutes, est bi-directionnelle. L’entrecorne est de 20mm, et cette montre est livrée avec un bracelet rubber analogue à d’autres plongeuses Seiko, extrêmement souple et agréable pour celui qui me concerne, bien plus que sur la Sumo par exemple. Le bracelet peut certes être changé, mais pour une raison que j’ignore je n’y parviens pas du tout avec cette montre, comme si les pompes avaient été soudées au boitier. Ce n’est pas grave, ce rubber me convient parfaitement et n’est pas pour rien dans le style inimitable de cette SKX, sinon des SKX en général !

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Le cadran et les complications

Cette SKX est une montre à trois aiguilles, qui, à l’instar d’autres SKX (les bien connues SKX007, 009 ou même la 011 orange), comprend deux guichets affichant la date et le jour. Le guichet du jour est disponible, selon les versions, en anglais, en espagnol, en arabe, en kanji, en chinois, en français ou en chiffres romains. Dans mon cas, c’est l’anglais et l’arabe. Le dimanche est rouge, le samedi bleu. Il n’y a pas d’insert, alors que cela est fréquent sur les plongeuses, et contribue donc à donner un côté ramassé et compact à cette montre, sans que toutefois l’ouverture du cadran paraisse spécialement petite. _MG_5801.jpg

Le mouvement

Le bien connu calibre 7S26 (-0050 pour être précis ici) bat à 21600 oscillations par heure, et est composé de 21 rubis. Son angle de levée est de 53° ; le remontage s’effectue grâce aux mouvements bidirectionnels du rotor. Le changement de date rapide a lieu autour de minuit (via un mécanisme largement constitué de pièces plastiques). La rotation de la masse oscillante (ou rotor) qui permet le remontage de la montre est assez bruyant et se fait entendre lorsque le porteur agite le poignet.

 

Le bilan

Une montre extrêmement fiable, comme le sont toutes les Seiko, voici la première chose que l’on peut retenir de cette SKX023. Ensuite, malgré sa parenté évidente avec les SKX, elle a ses particularités visuelles qui me font largement préférer celle-ci, à une SKX007 par exemple, que je trouve bien moins belle (pas taper !)

Le poids plume de cette montre, sa lisibilité idéale, son caractère compact font penser aux Seiko Five, mais on sent bien que la qualité est ici supérieure. A mon sens, cette 7S26-0050 tient la dragée haute à d’autres plongeuses de la marque (Monster, pourquoi pas Sumo…) et pour trouver mieux, il faut franchir un palier important, monter jusqu’à la Shogun par exemple, sans parler bien entendu de la MarineMaster 300, ces deux dernières étant des musts absolus pour tout fan de montres de plongée.

Enfin, la patine importante de mon exemplaire lui donne un côté « vintage » qui n’est pas pour me déplaire. Je mets le mot entre guillemets car j’ignore la date de fabrication de cette montre, qui n’est peut être pas si ancienne que cela (après avoir entré le numéro de série dans l’application fournie par Cath, elle date de 1996). De plus, ce n’est certes pas une vintage renommée (une 62Mas par exemple), mais c’est en quelque sorte une vintage diablement sympathique et sans aucune prétention.

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Le gentil mot d’Amphibia qui accompagnait la montre, à sa réception :

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