Moonwatch Only, c’est la « bible ». La bible des collectionneurs du célèbre chronographe d’Omega, la Speedmaster Professionnal, dite « moonwatch ». Le soixantième anniversaire de la Speedmaster, au Baselworld, a été l’occasion d’une présentation, par les deux auteurs, Gregoire Rossier et Anthony Marquié, d’une édition revue et, surtout, augmentée.

Cette sortie intervient donc de pair avec la nouvelle Speedmaster 60th Anniversary (référence 311.10.39.30.01.001), présentée par Omega la semaine dernière – et dont j’aurais sans doute l’occasion de vous parler ultérieurement. Ce nouvel avatar de la moonwatch est bien présent dans le livre (et sur sa couverture), tout comme la Speedmaster « #SpeedyTuesday », sortie en précommande le 10 janvier dernier. Bien que la Speedmaster Apollo XVII « Tribute to Gene Cernan », sortie au Baselworld la semaine dernière, n’y figure pas, on peut toutefois noter que celui-ci, dernier homme sur la lune, et accessoirement ambassadeur d’Omega depuis des années, a rédigé l’un des deux avant-propos du livre. L’autre avant-propos a été commis par Raynald Aeschlimann, PDG d’Omega. Bien que Aeschlimann soit pour l’essentiel l’initiateur des mouvements METAS (la nouvelle gamme « master co-axial »), il n’est pas en reste lorsqu’on évoque les mouvements plus traditionnels, tels ceux de la Speedmaster pro.

Cette nouvelle édition contient un chapitre supplémentaire, fort intéressant, écrit par Petros Protopapas, directeur de la division « héritage » d’Omega, et James H. Ragan, ancien ingénieur de la NASA. Ce chapitre traite, justement, des liens entre Omega et la NASA : la naissance de la Speed en 1957 (après un prototype en 1956), l’utilisation, suite à un achat privé, par Schirra et Cooper en 1962, et enfin la qualification par la NASA, achevée le 1er mars 1965. Ce chapitre se termine sur un panorama des Speedmaster qui sont allées dans l’espace depuis, mettant ainsi un terme à certaines spéculations qui circulent sur internet voire dans certaines publications plus anciennes, prises pour argent comptant et pourtant fausses.

Toujours plus Speed

Les auteurs ont rajouté des modèles supplémentaires, et parfois complété les informations relatives aux modèles qui étaient déjà décrits dans la première édition. Bien évidemment, les modèles ou éditions limitées sorties par Omega depuis la parution de la première édition ont été ajoutés (entre autres, la Snoopy Award, la sedna gold FOIS, la CK2998.

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De plus, des modèles « personnalisés » ou « spéciaux » ont aussi été ajoutés, comme les montres FAP, ACP et Royal Omani. On peut découvrir les modèles Depora (donnés aux officiels indonésiens), les modèles de la RAF, des modèles à cadran racing des années 60, l’Ultraman, les rares cadrans bleu-gris…

Dans le même registre, l’Alaska Project est présente ! Ou plutôt, les 4 versions différentes de l’Alaska Project (jusqu’en 1979), détaillées sur une douzaine de pages. Dans le même registre des montres à destination de la NASA, il y a aussi un passage de la X-33, la montre de Thomas Pesquet (qui, du reste, été considérée initialement comme une Flightmaster).

Les modèles un peu plus funky – ceux que j’apprécie tant ! – sont également présents. Il ne s’agit plus vraiment ici de « moonwatches », mais de modèles qui se situent à la marge (large, parfois la marge est large !) de la Speedmaster. Par exemple la mark II, celle qui aurait pu remplacer la moonwatch, les autres mark, la version LCD de 1977, la Teutonic, la Holy Grail, la Split-second de 1999 au boitier similaire à la X-33, … ainsi, bien entendu, que les contemporaines Dark / Grey / White Side of the Moon, ou encore les Moonphase Co-Axial Master Chronometer modèles de 2016.

Et comme si ça ne suffisait pas, les pages consacrées aux accessoires, par exemple les bracelets, ont été complétées et augmentées. Un exemple ci-dessous avec les deux pages consacrées aux bracelets Komfit Forstner et JB Champion utilisés par les astronautes américains.

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Du haut de ses plus de 550 pages d’informations utiles, ce livre titanesque et quasi universitaire constitue un incontournable absolu pour tout fan de Speedmaster.

Je laisse le mot de la fin à Fratellowatches, dont l’article m’a beaucoup inspiré pour rédiger le mien ; à mon sens, on ne saurait mieux caractériser l’intérêt d’un tel ouvrage.

I collect Speedmaster watches myself, as do some of the Fratello Watches’ colleagues and this book is definitely of great help when doing so. This Moonwatch Only book doesn’t come cheap (250 Euro is a lot of money for a book), however, if this amount of money will (definitely) help you to prevent from making mistakes that are much more expensive, it is a rather cheap investment to be able to do your homework right.

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