SORTI SUR LE TARD D’UN ANONYMAT IMMÉRITÉ, LE CHRONOMASTER AVIATOR SEA DIVER, LANCÉ PAR NIVADA EN 1963, PEUT BIEN ÊTRE MOQUÉ POUR SON APPELLATION DE COUTEAU SUISSE, IL N’EN EST PAS MOINS UN SPLENDIDE CHRONOGRAPHE QUI, EN UNE QUINZAINE D’ANNÉES DE CARRIÈRE, A OFFERT DES VARIANTES ESTHÉTIQUES ET MÉCANIQUES QUI RÉJOUIRONT LE COLLECTIONNEUR AVERTI.

Chronomaster Aviator Sea Diver… que le dernier ferme la porte !, comme on dit. Cette appellation à rallonge, censée refléter la polyvalence du chronographe lancé par Nivada Grenchen, fait encore sourire. Du moins, avant d’avoir eu ce chronographe entre les mains. L’engin, en effet, impose sa taille respectable, sa large lunette mobile à insert peint, ses élégantes cornes à chanfreins.

Produit par une marque à l’histoire discrète, il est loin, naturellement, du prestige des stars de l’époque et navigue plutôt dans les mêmes eaux que les « bicompax » sportifs tels que les Yema Daytona et Rallygraf, Wittnauer Professional, Dugena et autres chronographes équipés en Landeron 48 et dérivés, ou en Valjoux 77xx. Nivada n’est pas, pour autant, totalement anonyme… Tellement pas, d’ailleurs, que l’Américain Movado s’en émeut au début des années 1960 et obtient que son concurrent s’appelle désormais Nivada Grenchen, afin de prévenir tout risque de confusion. L’horloger suisse a en effet réussi un joli coup marketing, quelques années plus tôt, en s’associant à une expédition polaire avec un modèle devenu phare : l’Antarctic.

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Chronographes

Sorti sur le tard d’un anonymat immérité, le Chronomaster Aviator Sea Diver, lancé par Nivada en 1963, peut bien être moqué pour son appellation de couteau suisse, il n’en est pas moins un splendide chronographe qui, en une quinzaine d’années de carrière, a offert des variantes esthétiques et mécaniques qui réjouiront le collectionneur averti.

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