Ce n’est sûrement pas le détail le plus connu du grand espion de Sa Majesté, mais 007 est un commandeur du MI-6. Ou de la Royal Navy, je ne sais pas trop. A en juger par les fins lecteurs de l’oeuvre de Fleming,

James Bond est un espion des services secrets britanniques ayant le matricule 007 (« double-zéro sept ») : le premier zéro signifiant qu’il a l’autorisation de tuer, le second qu’il l’a « déjà » fait et le 7 qu’il est le septième agent à recevoir cette autorisation5. Il semble que Fleming se soit inspiré pour ce matricule du nom de code du mathématicien du xvie siècle John Dee, espion au service de la reine Élisabeth Ire. Bond est Commander dans la marine britannique (équivalent de Capitaine de frégate), mal traduit dans la version française des films par « commandeur » ; il fait partie des troupes de la Royal Naval Reserve. Il est décoré de l’ordre de Saint-Michel et Saint-George.

Dans certains films de James Bond, ce n’est malheureusement pas aussi clair, Bond est même parfois présenté comme un ancien SAS passé au MI-6 (Casino Royale).

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Pierce Brosnan en « Commandeur » de la Navy, donc en capitaine de Frégate

Quoi qu’il en soit, Omega vient de présenter la nouvelle Seamaster Diver 300M Commander’s Watch, pour d’une part célébrer la longue relation entre la marque de Bienne et l’espion britannique (depuis 1995 et Pierce Brosnan), et d’autre part le rayonnement de celui-ci au bénéfice du prestige de la Navy.

Cette Seamaster est une Diver 300M customisée, qui reprend donc toutes les caractéristiques traditionnelles de cette montre sortie par Omega en 2009 : un boîtier de 41mm, un mouvement Omega 2500 co-axial, des aiguilles « squelettes », … La principale différence est dans le schéma de couleurs, avec une sangle et une lunette qui reprend les couleurs de l’emblème de la Royal Navy. La lunette est en céramique bleue injectée de Liquidmetal, avec un segment de 15 minutes rouge en caoutchouc (technologie introduite cette année par Omega dans la gamme Planet Ocean), et le cadran est en céramique blanche polie surmontée de 12 index cerclés de bleu. La littérature est bleue, à l’exception de l’inscription « Seamaster » en rouge, du même rouge que la trotteuse. Le disque dateur affiche des chiffres bleus, sauf le 7, qui est rouge !

Le logo 007 en forme de pistolet est présent sur la masse oscillante, et aussi sur la queue de la trotteuse, à la manière d’anciennes éditions limitées Bond.  C’est du reste la seule indication sur la face avant de la montre d’une appartenance à cette gamme « Bond ».

Le fond de cette Seamaster est vraiment magnifique, peut-être pas le plus beau de toute la gamme « 007 » (j’ai pour ma part une préférence pour l’AquaTerra Casino Royale et son rotor en forme de diaphragme), mais c’est une vraie réussite. Il symbolise les trois bandes de l’insigne de Bond. Après, les puristes objecteront certainement – et ils n’auront pas tort – d’un fond transparent sur une montre de plongée « professionnal » c’est un peu paradoxal.

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La montre sera livrée avec deux bracelets : le traditionnel bracelet métal de la Diver 300M, si confortable, et aussi si peu esthétique selon bien des internautes, et un NATO siglé Omega aux couleurs de la Royal Navy (bleu, rouge, gris).

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7 007 pièces en acier seront produites ; il y en aura également 7 en or. Ce dernier modèle (en or jaune) comporte une lunette en céramique, un cadran en céramique blanche et des chiffres et des marqueurs Ceragold. Je le trouve pour ma part nettement plus réussi qu’en version acier.

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La boîte qui accompagnera cette montre est inspirée par une « vraie » boîte de médaille militaire britannique. Il comprendra un outil de changement rapide de bracelet, les deux bracelets, et enfin une insigne broche de la Navy à apposer sur le placard de son uniforme !commanders_watch_box_half_open

Le prix de la version acier est annoncé à 4650 CHF (environ 4 250 €) et celui de l’or à 28 000 CHF (environ 25 500 €, ouch).

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